Comment est né le Refuge Notre-Dame de Compassion?

Les origines du Refuge Notre-Dame de Compassion sont étroitement liées à l’histoire personnelle de son fondateur, Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Ce dernier, entré à l’âge de 18 ans dans une jeune communauté au sein de laquelle il exerça pendant plus de dix années des responsabilités de formateur, y fit profession perpétuelle en 1989.
Toutefois, l’évolution interne de sa communauté ne répondant plus à ses propres aspirations spirituelles et liturgiques, il bénéficia en 1993 de la permission de se séparer de cette communauté, mais sans être relevé de ses voeux, c’est-à-dire en restant religieux (ce que l’on nomme en droit canonique un « indult d’exclaustration »).
C’est à la suite de cela que Frère Maximilien-Marie fut affilié à l’Ordre de la Visitation, et que, puisque Saint François de Sales avait donné à la Visitation la Règle de Saint Augustin, il se plaça à son tour sous cette même Règle monastique.

Après avoir aidé pendant plusieurs années d’autres oeuvres ou congrégations religieuses, en particulier dans le domaine de l’éducation, et alors qu’il souhaitait loyalement s’intégrer à une communauté existante, plusieurs conseillers spirituels l’ont amené à reconnaître d’autres desseins de la Providence et à accepter de créer une oeuvre nouvelle : c’est ainsi que, avec l’aide d’amis laïcs, et après une longue maturation, a été fondé en 2001 le Refuge Notre-Dame de Compassion, sur le mode associatif, puisque le droit canonique affirme : « Les fidèles ont la liberté de fonder et de diriger librement des associations ayant pour but la charité ou la piété, ou encore destinées à promouvoir la vocation chrétienne dans le monde, ainsi que de se réunir afin de poursuivre ensemble ces mêmes fins » (canon 215).

D’abord établi à Paris, le Refuge Notre-Dame de Compassion a été conduit par les circonstances – et non sans difficultés ou oppositions – , à s’établir dans un hameau paisible, au coeur du Parc Naturel des Monts d’Ardèche, à la fin du mois de juin 2008, en réhabilitant une ancienne petite ferme vivaroise qui était entièrement à restaurer et qui fut dès lors nommée : le Mesnil-Marie

Le Mesnil-Marie 30 avril 2013