Le pouvoir de modifier le vocabulaire et la grammaire du français n’appartient pas aux politiques…

Palais de l'Institut de France sous la coupole duquel siège l'Académie Française

Palais de l’Institut de France sous la coupole duquel siège l’Académie Française

Le site de l’Académie Française a publié, à la date du 13 octobre 2014, une importante mise au point, rédigée trois jours auparavant.

Il nous semble judicieux et capital de relayer ce communiqué qui n’a pas fait la une des informations, alors que l’incident qui l’avait provoqué, dans l’enceinte du parlement, avait été, lui, largment répercuté et abondamment commenté dans les médias, pas toujours – voire rarement – par des personnes compétentes pour le faire.

Il est évident que Madame le député Sandrine Mazetier, vice-président de l’Assemblée nationale, a voulu imposer un usage qui va à l’encontre des règles de la langue française pour des raisons purement idéologiques.
Si Madame le député tient absolument à se couvrir elle-même de ridicule en s’obstinant à manifester son manque de culture, en étalant son défaut d’intelligence du génie de la langue française, et en s’entêtant dans des attitudes qui ressemblent davantage à des caprices de petite fille gâtée qu’à un comportement de personne raisonnable, c’est, certes, son problème ; mais au-delà de l’aspect puéril et franchement risible que ce type de revendications féministes revêt, c’est un bien commun à tous les Français et à tous les admirateurs d’une langue qui figure parmi les plus riches, les plus nuancées et les plus subtiles au monde, qu’elle met à mal et pour lequel elle manifeste finalement un insultant mépris : cela nous ne pouvons l’accepter !

Voici pourquoi, nous vous invitons instamment à lire (ou à relire) attentivement cette mise au point de l’Académie Française, qui rappelle avec intelligence et clarté les règles et la sagesse de notre langue, ici  > féminisation des noms de métiers, grades ou titres.