Le fabuleux « Musée de la Visitation » à Moulins.

musee visitation

C’est à Moulins, où elle arriva après un épuisant voyage en litière depuis Saint-Germain en Laye – où la Reine Anne, épouse de sa Majesté le Roi Louis XIII, l’avait mandée pour s’entretenir avec elle – , que Sainte Jeanne-Françoise de Chantal rendit son âme à Dieu, le 13 décembre 1641 : elle était venue à Moulins pour présider à la profession religieuse de son amie, Marie-Félice des Ursins (Orsini), petite-nièce du pape Sixte Quint et filleule de la Reine Marie de Médicis, veuve du maréchal Henri II de Montmorency, insigne bienfaitrice du monastère de la Visitation où elle avait finalement pris le voile.
Moulins est donc une ville particulièrement importante pour l’Ordre de la Visitation, déjà sur le plan historique ; elle l’est encore désormais sur le plan patrimonial et spirituel, depuis la création et le développement du Musée de la Visitation.

Créé dans la dernière décennie du XXe siècle, le Musée de la Visitation permet de faire mieux connaître l’Ordre de la Visitation et son exceptionnel patrimoine artistique.
Il est installé au n°4 de la place de l’Ancien Palais et a reçu en dépôt, confiés par des monastères de la Visitation de toute l’Europe, plus de 10.000 objets, tous plus remarquables les uns que les autres : ornements liturgiques, tableaux, pièces d’orfèvrerie, reliquaires… etc.
Le Musée de la Visitation organise également chaque année, à l’Hôtel Demoret (83, rue d’Allier), des expositions thématiques qui ont déjà été admirées par plus de 100.000 visiteurs depuis 2007.
Chaque exposition est l’occasion de la publication d’un catalogue, tout aussi remarquable, en raison de la qualité des photographies et des textes qui les accompagnent.

Nous encourageons donc nos lecteurs à se rendre tout d’abord sur le site internet du Musée de la Visitation > www ; et puis – bien sûr – , dès qu’ils en auront l’occasion, à l’aller visiter ou re-visiter…

Les merveilles du Musée de la Visitation permettent de mieux connaître cet Ordre religieux qui fut d'une exceptionnelle fécondité spirituelle et artistique

Les merveilles du Musée de la Visitation permettent de mieux connaître cet Ordre religieux qui fut d’une exceptionnelle fécondité spirituelle et artistique

Il y avait plusieurs années que – malgré le désir que nous en éprouvions – nous n’avions pas eu l’occasion de retourner à Moulins : pour mémoire, rappelons que Frère Maximilien-Marie a été affilié à l’Ordre de la Visitation par le monastère de Chartres, lequel a malheureusement fermé et dont la communauté a été intégrée au monastère de Moulins ; de ce fait, c’est donc ce dernier qui est devenu son monastère d’affiliation.
Ce déplacement, qui ne lui a été possible que parce qu’il était accompagné par un ami, lui a donc aussi valu la joie d’avoir un parloir avec deux des Mères avec lesquelles il est particulièrement lié, en sus du bonheur de la visite du Musée de la Visitation et de l’exposition temporaire de cette année 2013, intitulée « A tout coeur – l’art pour le Sacré-Coeur à la Visitation » (pour consulter le dossier de presse > www).

Cette exposition est visible pendant encore presque trois mois, puisqu’elle clôturera le 24 décembre 2013.
Notons aussi que les précédentes publications du Musée peuvent toujours être commandées : elles en valent vraiment la peine !

Catalogue de l'exposition 2013 "A tout coeur : l'art pour le Sacré-Coeur à la Visitation"

Catalogue de l’exposition 2013 « A tout coeur : l’art pour le Sacré-Coeur à la Visitation »

Achevons en vous présentant un aperçu – bien imparfaitement rendu par la photo – du somptueux tissu lamellé d’argent dans lequel est taillée l’une des chasubles conservée au Musée de la Visitation : elle a été réalisée par les Visitandines du premier monastère de Paris à partir de l’une des robes de fiançailles offerte à l’archiduchesse Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, lorsqu’elle vint en France pour épouser le Dauphin Louis-Auguste, futur Louis XVI.
Vous dire qu’elle fut notre émotion, lorsque nous nous sommes trouvés en sa présence, cela ne se peut…

Détail de la chasuble taillée par les Visitandines de Paris dans l'une des robes de fiançailles de Marie-Antoinette.

Détail de la chasuble taillée par les Visitandines de Paris dans l’une des robes de fiançailles de Marie-Antoinette.