La phase ultime des communications entre Dieu et les hommes se trouve dans le Sacré-Coeur…

Sermon du dimanche de la solennité du Sacré-Coeur
dans notre paroisse de rite latin traditionnel :

Un sermon qui dit beaucoup de choses en peu de mots. Un sermon que l’on peut approfondir et méditer…
Voici le texte de la prédication de Monsieur l’abbé H. Vannier, notre curé, prononcée le dimanche 9 juin 2013, pour la solennité du Sacré-Coeur de Jésus, titulaire de notre église paroissiale. Merci, cher Monsieur l’Abbé !

église de Ceyssac (43000)

église de Ceyssac (43000)

« Le cardinal Newman qui avait adopté pour devise épiscopale « cor ad cor loquitur » : le cœur parle au cœur, indiquait qu’il convient de communiquer de bouche à oreille, sur le ton de la confidence, cœur à cœur, le trésor des vérités surnaturelles.
Trop crier lasse et rend sourd. Peu nous attire le cri ou la violence qui galvanise les foules, mais volontiers nous écoutons l’ami qui parle à voix basse et nous dit, dans l’intimité de l’amour, un secret porteur de vie. Dieu en use ainsi avec nous.
Quelle douceur déjà chez le prophète Isaïe parlant d’Israël comme de la fiancée de Dieu : Il dit : « Je la conduirai au désert, je la tirerai avec des cordeaux d’amour et lui parlerai au coeur ».
C’est la même voix depuis vingt siècles qui résonne à nos cœurs, mais les hommes ne l’entendent pas, ou, plutôt, de moins en moins.
Alors Notre-Seigneur, soucieux de miséricorde et de bienfait, s’approche de plus en plus de sa créature de prédilection. Jésus, sans cesse et toujours davantage au cours du temps, s’abaisse et se penche sur l’humanité pécheresse pour parler avec son cœur ouvert le langage de l’ami et du frère, plein d’attention et de bienveillance.
Plus encore qu’une effigie ou un signe de rassemblement, le Sacré-Coeur est une voix, la voix de l’amour divin.
Dans les temps où il est dit que la charité du plus grand nombre se refroidira, la phase ultime des communications entre Dieu et les hommes se trouve comme condensée dans le Sacré-Coeur.
Appliquons-nous donc à capter le message providentiel que cette voix nous adresse. Celle ci nous enseigne trois leçons, comme trois appels à la fois pressants et doux : tout d’abord un appel à la confiance ; puis un appel à l’amour et à la générosité ; enfin un appel à la vie intérieure.
Et, effet de ces trois leçons salutaires, en conclusion, l’appel à la consolation et à la réparation.
N’est-ce pas ce dont le monde a le plus besoin ?
N’est-ce pas ce qui répond le mieux à notre société dominée par la haine, la révolte, mais aussi l’angoisse, la peur, la détresse ?
N’est-ce pas ce qui a la vertu de vaincre le mal par le bien, de même que là où abonde le péché la grâce surabonde ?
Voici Dieu qui a tant aimé le monde.
Voici le vrai Dieu, Dieu d’amour et de miséricorde…
C’est le Coeur du Christ transpercé sur la Croix ! »