Bénédiction de la Croix jubilaire constantinienne.

Samedi 14 septembre, fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, nous avons eu – ainsi que nous vous l’avions annoncé (cf. > www), la bénédiction d’une Croix commémorative du dix-septième centenaire de l’édit de Constantin (313) mettant fin aux persécutions et donnant la liberté à l’Eglise.
En fin de matinée déjà, un petit groupe d’amis fervents était rassemblé dans notre oratoire pour la Sainte Messe chantée avec beaucoup de ferveur.

Chant de l'Evangile lors de la Sainte Messe de l'Exaltation de la Sainte Croix

Chant de l’Evangile lors de la Sainte Messe de l’Exaltation de la Sainte Croix

Après un joyeux pique-nique (car la journée était des plus agréables), nous nous sommes réunis sur la « terrasse Saint-Constantin » pour la cérémonie de bénédiction.
Le rituel prévoyant une bénédiction solennelle (solemnis) et une bénédiction plus solennelle (solemnior), c’est ce dernier formulaire qui a été utilisé. Il est particulièrement riche de signification spirituelle : cette bénédiction est composée de six oraisons articulées autour d’une préface chantée.

Dans la première oraison le prêtre demande tout d’abord à Notre-Seigneur Jésus-Christ de bénir la croix qui est là et qui est la représentation de celle par laquelle Il a arraché le monde à la puissance du démon ; dès ce moment-là un parallèle est fait, selon l’enseignement de la sainte Tradition, entre l’arbre du paradis terrestre par lequel le premier homme, en désobéissant, a fait entrer le péché dans le monde, et l’arbre de la Croix sur lequel par son obéissance le Sauveur a opéré la Rédemption.

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Une deuxième oraison s’adresse à Dieu le Père pour lui demander sa bénédiction sur cette Croix, afin qu’elle soit un remède salutaire au genre humain, affermisse la foi des fidèles, les stimule aux bonnes oeuvres, opère la rédemption de leurs âmes, leur apporte la consolation et les protège des assauts de l’ennemi.

A ce moment-là, le prêtre chante une préface qui développe les motifs pour lesquels il est digne et juste, équitable et salutaire de rendre grâces à Dieu qui a attaché au bois des privilèges singuliers : ainsi est en particulier rappelé le bois de l’arbre de vie du paradis terrestre qui eût dû donner l’immortalité à nos premiers parents et qui figurait la Sagesse éternelle, le Verbe de Dieu qui s’est incarné pour arracher les hommes à la mort induite par le péché.
Puis cette préface demande à Dieu de bénir et sanctifier cette représentation de la Croix rédemptrice, de sorte qu’elle soit pratiquement équiparée à la Croix du Vendredi-Saint, et que tous ceux qui fléchiront les genoux devant elle reçoivent la componction du coeur, le pardon de leur faute, la grâce de l’humilité et la réalisation de ce qu’ils demanderont dans leur prière.

Après le chant de la préface, la troisième oraison demande à Dieu que cette représentation de la Croix du salut apporte aux fidèles un accroissement de foi, un soutien de leur espérance, une défense dans l’adversité, une assistance dans la prospérité, une victoire sur l’ennemi, une protection sur les lieux dans lesquels ils vivent.

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La quatrième oraison s’adresse à Notre-Seigneur pour Lui demander de sanctifier cette Croix, signe de Sa Passion, pour qu’elle soit l’étendard de la victoire des croyants.

On présente alors l’encens au prêtre qui, par la cinquième oraison, lui donne une bénédiction particulière, pour que, lorsqu’il se consumera, il contribue à éloigner les maladies, les infirmités et toutes les attaques de l’enfer.

Après avoir mis l’encens dans l’encensoir, le prêtre bénit la Croix en se servant de l’eau bénite, puis il l’encense.

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Et il conclut par cette dernière oraison : « Que soit sanctifié ce bois au nom du + Père, et du + Fils, et du + Saint-Esprit ; et que la bénédiction de ce bois sur lesquel les saints membres du Sauveur ont été suspendus, soit sur le bois de cette Croix-ci, de sorte que ceux qui prieront Dieu et s’inclineront devant elle trouvent la santé de l’âme et du corps. Ainsi soit-il ! »

Enfin le prêtre lui-même puis tous les assistants sont venus à tour de rôle se prosterner devant la Croix et l’embrasser.

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Comme vous avez pu peut-être l’apercevoir sur certains clichés, nous avions entouré le lieu de la bénédiction avec des étendards (ceux du Saint-Siège et celui d’azur aux trois fleurs de lys).
Il nous reste maintenant à fixer la Croix solennellement bénite sur le socle qui lui a été préparé et sur lequel sera apposée une plaque portant cette inscription :

Inscription pour la Croix

Ce qui signifie :
– tout en haut : « Par ce signe tu vaincras » (en grec et en latin : c’est la phrase que l’empereur Constantin vit écrite dans le ciel quand il eut l’apparition de la Croix).
– puis, sous les deux lettres grecques khi et Rhô réunies (c’est à dire les deux premières lettres du nom « Christ ») : 313 – 2013 célébrations séculaires en l’honneur de la liberté de l’Eglise grâce à l’édit de Saint Constantin.

nika