Déjà les hirondelles préparent leur départ…

Depuis que, lors de notre arrivée en 2008, nous avons abattu les frênes qui cachaient presque entièrement la façade du Mesnil-Marie et la maintenaient à l’ombre, puis que nous avons refait la toiture (en 2009), nous avons eu la joie – en 2010 – de voir venir nicher sur notre façade exposée au sud un couple d’hirondelles de rochers.
Au printemps 2011, elles sont revenues, avec un autre couple. Puis, en 2012, avec un troisième…
Maintenant ce sont trois ou quatre couples qui, à chaque retour du printemps, viennent nicher dans l’intérieur de notre façade sud, juste sous la volige (les nids ne sont pas apparents).

Hirondelle de rochers

L’hirondelle des rochers est assez trapue ; son plumage est gris-brun sur le dessus, plus pâle dessous, sa gorge est tachetée de sombre. Sa queue, dépourvue de filets, est courte et carrée avec de fines taches blanches en son extrémité, visibles seulement lorsqu’elle est en vol.
Elle habite dans les falaises côtières et les falaises de montagne, de préférence exposées au soleil et abritées du vent et de la pluie, ou bien dans des vieilles façades d’une certaine hauteur, ce qui est bien le cas pour le Mesnil-Marie.
L’hirondelle des rochers se nourrit de moucherons, d’insectes attrapés en vol, et même d’araignées.
Son vol est rapide, acrobatique, au ras des rochers et des façades, avec parfois des plongeons impressionants…
Lorsque la femelle couve et pendant le temps où les oisillons sont au nid, nous ne pouvons plus mettre le nez à la fenêtre car les hirondelles foncent sur nous en piqué, à la manière des légendaires « stukas » !

Ce sont des oiseaux protégés et nous sommes très fiers de voir que ces couples d’hirondelles ont fidèlement établi pour l’été leur refuge… au Refuge Notre-Dame de Compassion.

Mais voilà, depuis hier, nous avons les signes évidents de leur prochain départ : celles de notre façade ont invité leurs collègues des environs à se réunir en concile sur les cables de l’alimentation  électrique du Mesnil-Marie : elles préparent leur plan de vol et donnent les consignes aux jeunes hirondelles nées à la fin du printemps, et, dans quelques jours – très peu de jours – , nous ne les verrons plus… Un signe indubitable du déclin de l’été.