Chroniques du Mesnil-Marie juin-juillet 2017.

Vendredi 28 juillet 2017.
Anniversaire du trépas de Jean Cottereau, dit Jean Chouan (28 juillet 1794).

Le Mesnil-Marie, ce vendredi 27 juillet 2017

Le Mesnil-Marie, ce vendredi 27 juillet 2017

Chers Amis et Bienfaiteurs du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alors, quelles sont les nouvelles au Mesnil-Marie ?

Nous allons aussi bien que possible, parce que Dieu nous aime et que nous nous efforçons loyalement de répondre et de correspondre à Son Amour ; et nous espérons qu’il en est de même pour vous, chers Amis !

Pour ce qui concerne les événements particuliers du mois de juin qui méritent une mention, nous en retiendrons trois :

1) Nous pourrons d’abord mentionner la tradition du feu de la Saint Jean, le vendredi 23 juin au soir, avec nos voisins : en raison des conditions exceptionnelles de sécheresse, notre feu a été plutôt « symbolique » : point de brasier que l’on saute, mais un flambée de petite taille dans un grand couvercle de fer. Cette soirée, initiée il y a 8 ans à l’instigation de Frère Maximilien-Marie soucieux de maintenir nos antiques traditions villageoises, reste un moment fort de la vie du hameau, un grand moment de joie et de rires amicaux.

2) Le lendemain, samedi 24 juin, Frère Maximilien-Marie donnait une conférence à Nîmes, à l’invitation du Cercle Légitimiste Saint Louis Roi de France (nous l’avions annoncé > ici) : il semblerait que cet exposé ait été apprécié de ses auditeurs. Resté à Nîmes ce soir-là, Frère Maximilien-Marie a eu le grand plaisir de faire la connaissance, le lendemain matin pour la Sainte Messe dominicale, de la chapelle Sainte-Eugénie et de la fervente communauté qui s’y réunit pour bénéficier de la liturgie latine traditionnelle.

3) Le vendredi 30 juin en fin d’après-midi, Monseigneur l’Evêque de Viviers, Son Excellence Révérendissime Monseigneur Jean-Louis Balsa, est venu pour la première fois de son pontificat jusqu’à Saint-Martial : il venait bénir l’école et lui donner officiellement le nom d’ « Ecole Saint-Martial ». Correspondant local de l’ « Hebdo de l’Ardèche – Terre Vivaroise », Frère Maximilien-Marie était présent pour l’événement : il avait déjà eu l’occasion d’être rapidement présenté à Son Excellence, mais ce 30 juin, fête de Saint Martial et 9ème anniversaire de l’implantation du Refuge Notre-Dame de Compassion à Saint-Martial (cf. > ici) a permis à Son Excellence de mieux faire connaissance avec notre Frère : même si les circonstances ne se prêtaient pas à de très longs échanges, l’attitude bienveillante et souriante de Son Excellence, a été un heureux contraste avec celle de son prédécesseur, et a laissé présager de futures rencontres véritablement respectueuses et sereines…

Oratoire du Mesnil-Marie : petit vitrail du côté de l'Evangile

Oratoire du Mesnil-Marie : petit vitrail du côté de l’Evangile

Au cours de ce mois de juillet, Frère Maximilien-Marie a passé un temps non négligeable à l’expédition des boutons de manchettes en forme de fleurs de lys, réalisés en argent comme une commande exclusive et limitée du Refuge Notre-Dame de Compassion à un excellent artisan-bijoutier des environs (cf. > ici). Toutes les personnes qui nous en avaient commandé et qui se sont manifestées ont témoigné de la grande qualité de ce travail et nous ont remercié.
Quelques dames ayant demandé si nous ne pouvions pas faire réaliser aussi des pendentifs ou broches en forme de fleurs de lys, nous réfléchissons à la chose et ferons probablement quelque proposition à la rentrée…

Le vendredi 14 juillet, la journée de commémoraison de nos héros et martyrs de la contre-révolution en Vivarais (cf. > ici) a été un beau succès : plus de 25 participants, dans une ambiance à la fois fervente et amicale, venus du Dauphiné, de la vicomté de Nîmes, du duché d’Uzès, du Bourbonnais, du Velay et du Vivarais !
Vous en trouvez le compte-rendu détaillé sur le blogue du Maître-Chat Lully (cf. > ici) ainsi que le texte de l’homélie prononcée à la Sainte Messe de ce jour (cf. > ici).

Au cours du mois de juillet, il y a une autre journée importante pour notre hameau, qui est celle où tous ceux qui sont en mesure de manier la débroussailleuse, le râteau, la pelle et la pioche sont mis à contribution pour le nettoyage et l’entretien de la béalière : ceux qui sont venus ici et nous connaissent bien savent de quoi il s’agit ; ceux qui nous connaissent depuis moins longtemps se demandent peut-être ce que c’est. Je les invite alors à lire toutes les explications > ici.
C’est cette béalière, propriété collective et indivise des habitants du hameau héritée du Moyen-Age, qui est le principal moyen d’approvisionnement en eau de notre hameau. Cette journée d’entretien et de nettoyage est indispensable à notre survie donc, car si la béalière se dégrade l’alimentation en eau de nos maisons est compromis.

Nous sommes tenus au débroussaillage et à l’entretien des terrains sur un périmètre de 50 mètres autour de chaque maison, afin de diminuer les risques d’incendies proches des habitations. La sécheresse qui s’est abattue sur la France, et sur les zones méditerranéennes en particulier, rend cette obligation légale d’autant plus nécessaire : l’actualité en est la preuve.
C’est dans cette perspective que Frère Maximilien-Marie a fait venir pendant plusieurs jours un élageur professionnel qui a abattu plusieurs arbres à proximité de notre Mesnil-Marie. Il les a aussitôt débités et, après séchage, ils serviront aussi à l’alimentation de notre poêle pendant la mauvaise saison.
Une autre session d’abattage d’arbres, dans une autre partie de la propriété, sera nécessaire, mais elle est moins urgente et devrait être accomplie à la fin de l’automne ou au cours de l’hiver.

Oratoire du Mesnil-Marie : petit vitrail du côté de l'Epître

Oratoire du Mesnil-Marie : petit vitrail du côté de l’Epître

Les avis de plusieurs personnes habituées au repérage de la présence d’eau dans le sous-sol par la seule observation de la végétation nous laissaient penser qu’il pourrait y avoir une source dans les terrains en terrasse au-dessus de notre Mesnil-Marie. Nous avons recourru à l’avis d’un monsieur habitué à une recherche plus précise au moyen de baguettes métalliques : les expériences faites sur place hier, jeudi 27 juillet, confirment la présence d’une eau souterraine. Dans son humilité, le sourcier venu hier nous demande de recourir à l’avis d’un second sourcier, ce que nous ferons sans retard. Nous pourrions alors envisager le creusement d’un puits, qui serait une bénédiction pour tout le hameau dont, ainsi que nous vous l’expliquions ci-dessus, l’alimentation en eau repose d’une manière quasi exclusive sur la béalière, qui est une antique prise d’eau dans la rivière. Affaire à suivre donc.

Vous avez vu les deux petits vitraux reproduits dans l’illustration de ces chroniques : ils ont été réalisés ces derniers jours par Frère Maximilien-Marie sur les deux « fenestrous » qui encadrent l’autel de notre oratoire. Ils sont en place depuis le jour de la fête de Saint Jacques et ils seront bénits à l’occasion de la fête de Sainte Philomène (cf. > ici).

Pour terminer, il me reste encore à remercier tous ceux qui ont répondu à nos appels à l’aide… et à insister encore une fois : nous sollicitons votre bienveillante sollicitude et charité de nous assister pour nous permettre de mener à bien nos activités, nos travaux et pour continuer tout simplement à vivre, à rouler, à honorer les factures et à nous chauffer l’hiver…

Soyez remerciés et bénis !

Le Chroniste.
Gif moine

Pour aider le Refuge Notre-Dame de Compassion > ici