Chronique des fêtes de Noël au Mesnil-Marie.

Mercredi 13 janvier 2016,
Octave de l’Epiphanie,
Commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur.

12 janvier au soir : la Crèche lumineuse du Mesnil-Marie éclairée pour la dernière nuit

12 janvier au soir : la Crèche lumineuse du Mesnil-Marie éclairée pour la dernière nuit

13 janvier, c’est le jour octave de l’Epiphanie, jour auquel, à la Sainte Messe, on fait la commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Même si dans l’oratoire nous gardons encore la Crèche jusqu’au jour de la Purification de Notre-Dame et de la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple (2 février), ce jour marque néanmoins un tournant dans la liturgie ; le temps de la Nativité s’achève.
La nuit dernière, la Crèche lumineuse que nous allumions sur la façade du Mesnil-Marie depuis le commencement de la neuvaine préparatoire à Noël, y a brillé pour la dernière fois… .
Dans neuf jours exactement, nous allons entrer dans le temps de la Septuagésime (voir > ici), les trois semaines de l’avant-carême. Cette année, en effet, le mercredi des Cendres est célébré très tôt : le mercredi 10 février.

Il n’y a pas eu d’événements extérieurs très particuliers depuis ma dernière chronique (le 24 décembre, cf. > ici) : en ces jours de la Nativité, nous sommes essentiellement absorbés par les célébrations liturgiques et tout ce qui en découle.
Jusqu’à l’heure de none incluse, le 24 décembre, l’oratoire est en violet (comme cela était montré dans la photographie de ma précédente chronique) : pour les premières vêpres de la Nativité, on pare l’autel de blanc, et on place dans l’étable de la Crèche les santons représentant Notre-Dame et Saint Joseph.

Après la collation du soir, nous procédons à l’allumage de la bûche de Noël : une belle grosse bûche d’arbre fruitier, soigneusement choisie et mise de côté depuis des mois.
Posée devant le poêle, elle est d’abord aspergée d’eau bénite en silence ; puis on verse sur elle de l’huile bénite en formant une croix et en récitant ces paroles rituelles : « Bûche de Noël, réjouis-nous de ta flamme ! Voici la Sainte Nuit en laquelle est né pour nous le Créateur de tout bien : que Dieu nous donne la joie ! Et toi, conserve-nous ta flamme jusqu’au terme de cette nuit. Que Dieu nous fasse la grâce de voir l’an qui vient, et si nous ne sommes pas plus que nous ne soyons pas moins… »
Alors on place la bûche dans le foyer où elle va se consumer doucement, gardant la maison chaude pour le retour de la Messe de minuit et faisant de belles braises rougeoyantes qu’il sera aisé de ranimer au petit matin.

Puis ce sont les matines et les laudes, avant de prendre la route vers 22 h pour l’église de notre quasi paroisse dans laquelle est célébrée la Sainte Messe de minuit (à minuit évidemment !).
Retour au Mesnil-Marie un peu après 3 h du matin. En chantant quelques vieux noëls, nous déposons l’Enfant Jésus dans la grande Crèche de l’oratoire ainsi que dans la petite Crèche de la salle Sainte Thérèse : vers 3 h 45 nous pouvons nous glisser sous la couette.

La Crèche du Mesnil-Marie (détail : l'étable de la Nativité)

La Crèche du Mesnil-Marie (détail : l’étable de la Nativité)

Après presque trois heures de sommeil, après prime et tierce, il faut repartir pour la paroisse et la Grand’ Messe du Saint Jour de la Nativité, célébrée à 10 h 30. Retour vers 14 h : c’est alors que nous ouvrons les cadeaux que nous avons reçus… Un très grand MERCI à ceux qui nous les ont envoyés !

Pas de visiteurs pour la Crèche cette année le jour même de Noël et le dimanche dans l’octave de la Nativité : les visites ont vraiment commencé le jour de l’an et, depuis lors, nous recevons des petits groupes les dimanches après-midi. Certaines personnes viennent parfois d’assez loin (ainsi un couple est venu des environs de Valence – une heure et demi de route – après avoir lu l’annonce parue le 31 décembre au matin dans « le Dauphiné libéré »).

Le lendemain de Noël, jour de Saint Etienne, Frère Maximilien-Marie est allé déjeûner dans sa famille.
Le soir du 31 décembre il était invité à prendre l’apéritif chez ses voisins qui l’eussent volontiers gardé pour le dîner, mais cette dernière soirée de l’année est plutôt pour nous une veillée au cours de laquelle, selon la tradition, on se recueille, implorant le pardon et la miséricorde de Dieu sur les fautes commises au cours de l’année écoulée, remerciant pour les grâces et bienfaits qui nous y ont été octroyés, puis invoquant la bénédiction et les dons du Saint-Esprit pour l’année nouvelle qui commence.

L'antépendium de l'autel pour l'Epiphanie et son octave

L’antépendium de l’autel pour l’Epiphanie et son octave

Après l’octave de Noël, l’Epiphanie et son octave arrivent vite. Dans l’oratoire, la couleur blanche des parements cède la place au doré.
L’Epiphanie couronne – c’est bien le cas de le dire – les fêtes de la Nativité : les textes de la liturgie sont au nombre de ceux qui nous transportent le plus, et les rites particuliers de cette fête nous enchantent, spécialement la bénédiction de la craie, accomplie par Monsieur l’Abbé avant l’offertoire de la Grand’Messe du dimanche de la solennité de l’Epiphanie.
Avec la craie bénite, nous marquons tous les linteaux de nos portes avec les initiales des Saints Rois Mages, encadrées par les chiffres de l’année qui vient de commencer. La prière de bénédiction des craies demande en effet à Dieu « que tous ceux qui en emporteront ou qui avec elle écriront sur les portes de leur maison les noms de Vos Saints Gaspard, Melchior et Balthazar, par leur intercession et leurs mérites reçoivent la santé du corps et la protection de l’âme ».

« MM + G + M + B + XVI »

L’octave de l’Epiphanie s’achève donc aujourd’hui : les activités « ordinaires », un peu moins prégnantes pendant tout le temps de ces fêtes, vont reprendre.
Frère Maximilien-Marie – seul en ce moment pour assurer et le secrétariat et la comptabilité de l’association Refuge Notre-Dame de Compassion – a pris du retard dans l’envoi des voeux par courrier (car il y a encore un certain nombre de nos amis qui n’ont pas internet) et des « relances » pour les adhésions ou renouvellements d’adhésion à l’association (cf. > ici).
Merci à ceux qui n’ont pas attendu l’arrivée de ces « relances » !

Le Chroniste.

etoile