Au Mesnil-Marie, après les dégâts causés par le ruisseau (6 ème – et dernière – partie) :

Le point sur la situation du Mesnil-Marie
après les dégâts dus au violent épisode cévenol
de la nuit du 12 au 13 octobre 2014,
et après l’achèvement du gros oeuvre…

Au Mesnil-Marie,
ce dimanche 28 juin 2015.

Chers Amis et Bienfaiteurs du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il y a déjà bien longtemps que je devais vous écrire pour vous faire part de l’achèvement (ou pour être très précis du quasi achèvement) des travaux permettant le rétablissement d’un accès  normal au Mesnil-Marie.
Ne m’en veuillez pas pour ce retard, je vous prie, les mois de mai et de juin – même pour un moine « perdu » dans une vallée des hautes Boutières ! – sont toujours des mois très chargés qui ne laissent pas beaucoup de temps, ni la disponibilité d’esprit, pour écrire comme on le souhaiterait.

A – Commençons par remercier :

En tout premier lieu, je veux très chaleureusement remercier, tous ceux qui ont répondu à mon appel du 8 mai dernier (ici > opération 500 x 10 €).
C’est bien le cas de le dire : « les petits ruisseaux font les grandes rivières » (locution proverbiale que je trouve particulièrement adaptée à la réparation de ces dégâts causés par une crue d’ampleur exceptionnelle).
Votre générosité et celle des proches que vous avez sollicités au nom du Refuge Notre-Dame de Compassion, m’ont permis d’honorer deux des trois factures de l’entrepreneur…

Le lit du ruisseau vu depuis le bas du mur ancien à l'extrémité de la terrasse Saint-Charlemagne : nous sommes le 28 juin et le ruisseau est pratiquement à sec. A le voir ainsi, il est bien difficile d'imaginer l'ampleur qu'il avait prise lors de la crue ! On distingue la partie ancienne (la plus basse) et la partie reconstruite (en haut, plus claire) ainsi que la nouvelle passerelle.

Le lit du ruisseau vu depuis le bas du mur ancien à l’extrémité de la terrasse Saint-Charlemagne : nous sommes le 28 juin et le ruisseau est pratiquement à sec. A le voir ainsi, il est bien difficile d’imaginer l’ampleur qu’il avait prise lors de la crue !
On distingue la partie ancienne (la plus basse) et la partie reconstruite (en haut, plus claire) ainsi que la nouvelle passerelle.

B – Parlons chiffres :
Quelques amis fidèles m’ont demandé  à quoi correspond exactement la somme globale de 5.000 € dont j’ai parlé dans mon appel du 8 mai (cf. > ici), et quel rapport il y a avec les quelque 10.000 € que j’estimais devoir incomber aux finances de l’association dans mon compte-rendu du 3 mars (cf. > ici).

Pour que toutes choses soient parfaitement claires, voici donc quelques précisions :

1 – L’expertise mandatée par la compagnie d’assurances, pour la reconstruction du mur en pierres, emporté par la crue de la nuit du 12 au 13 octobre, avait conclu à un coût de reconstruction de 9.372 € ttc dont l’assurance prenait en charge 60%, soit 6.180,40 €.

2 – Pourquoi l’assurance n’a-t-elle pas remboursé la totalité des frais de reconstruction du mur ?
Parce qu’il y a une « clause de vétusté ».
L’expert a donc tenu compte de l’ancienneté du mur et a estimé qu’en considération de celle-ci, 30% du coût de sa reconstruction resteraient à notre charge.

3 –  Comme je l’avais expliqué dans les épisodes précédents de ce « feuilleton », en sus de la reconstruction de la partie ancienne emportée par les eaux, la nouvelle configuration du terrain et le rétablissement d’une passerelle exigeait désormais la continuation du mur ancien sur une dizaine de mètres supplémentaires (voir les photos 1 et 2 publiées > ici), le prolongement de ce mur étant en totalité à la charge de l’association puisque ce qui était couvert par l’assurance c’était uniquement le mur ancien, et non les terrains et talus sur lesquels il s’appuyait en amont (et qui ont été emportés par la crue eux aussi).

4 – Je rappelle également que le rétablissement d’une passerelle et le déblaiement du ruisseau de tous les blocs rocheux dont la crue l’avait encombré (une grande partie de ces blocs provenant d’ailleurs de l’écroulement du terrain et du mur) restaient eux aussi entièrement à la charge de l’association.

5 – Ce déblaiement du ruisseau, au tracto-pelle, a nécessité presque deux journées entières de travail, facturées 660 €.
660 € seulement, si j’ose dire.
En effet, il était convenu avec l’entrepreneur que les blocs et pierre retirés du ruisseau seraient réutilisés pour confectionner une sorte d’enrochement pour stabiliser notre aire de stationnement, qui avait elle aussi été largement « entamée » par la crue : les quelque 8 m de sa rive étaient devenus dangereux, s’effondrant à chaque nouvelle pluie.
Une journée de travail au tracto-pelle coûte environ 400 €.
Ici, les deux journées de travail de deux maçons déblayant les blocs et grosses pierres du ruisseau puis les agençant pour former une espèce de mur « à l’ancienne » ne nous ont coûté que 660 € parce que l’entrepreneur nous a offert – c’est-à-dire qu’il ne nous a pas facturé – le travail de construction de ce mur rustique. Qu’il en soit vivement remercié.
Cette facture de 660 € est réglée.

Entouré de jaune, le mur "à l'ancienne" pour soutenir l'aire de stationnement, réalisé avec les énormes blocs rocheux et pierres retirés du lit du ruisseau qu'ils encombraient depuis la crue des 12 et 13 octobre 2014

Entouré de jaune, le mur « à l’ancienne » pour soutenir l’aire de stationnement, réalisé avec les énormes blocs rocheux et pierres retirés du lit du ruisseau qu’ils encombraient depuis la crue des 12 et 13 octobre 2014

6 – Comme annoncé aussi (cf. > ici), le coût du rétablissement d’une passerelle était à l’entière charge de l’association.
Le devis pour cette passerelle (de 5 m de long et 2 m de large), constituée d’une dalle de béton dans laquelle se trouvent trois poutrelles de béton armé, était de 1.320 €.
La facture finale était tout-à-fait conforme au devis, et elle a été réglée.
Pour la « petite histoire », sachez
a) qu’à l’intérieur du béton de cette passerelle (pendant les travaux, lorsqu’il était frais) j’ai placé des médailles bénites de la Très Sainte Vierge Marie, de Saint Michel archange, et de quelques autres saints qui nous sont chers ;
b) et que, à l’occasion du passage d’un prêtre ami, le mardi des Rogations, cette passerelle achevée a été bénite avec la formule du rituel pour la bénédiction des ponts (benedictio pontis).

7 – En ce qui concerne la reconstruction du mur écroulé et son prolongement :
Si l’on se base sur l’estimation de l’expert qui prévoyait un coût de 9.372 € pour la reconstruction des 5 m de mur ancien emportés, le prolongement de cette reconstruction sur 10 m supplémentaires (mais avec une hauteur allant progressivement en diminuant) aurait pu se monter à près de 19.000 €.
Fort heureusement, dans la réalité des faits, à la fin des travaux, le coût total des 15 m de mur (5 m reconstruits + prolongement de 10 m) ne s’élève « qu’à » 11.020,40 € !
De cette facture définitive, nous avons déjà pu régler à l’entrepreneur les 6.180,40 € versés par la compagnie d’assurance.
Pour être quittes, il nous reste donc maintenant à payer 4.840 €que nous n’avons pas !
Pas encore…

C – Une vidéo récapitulative :

Pour vous permettre de mieux comprendre l’ampleur des travaux qui ont été accomplis (et au besoin en retournant voir, pour comparer, les photographies des dégâts provoqués par la crue publiées ici, > ici et > ici), vous pouvez regarder une petite vidéo d’un peu plus de 6 minutes, réalisée ce 26 juin au soir >>>

Pour voir la vidéo montrant les travaux réalisés, cliquez > ici

D – Et maintenant, que reste-t-il à faire ?

1 – Comme je l’explique dans la vidéo, je m’emploie à arranger la terrasse Saint-Charlemagne, puisque sa configuration a été modifiée par le passage de l’eau et par les travaux. Je travaille donc à niveler un talus – dont je me suis rendu compte qu’il était une création artificielle, résultant d’un amoncellement de déchets (tessons de vaisselle et de bouteilles, morceaux de métaux rouillés, fragments de tuiles anciennes… etc.) et de mauvaises pierres  : j’extraie, je trie, j’arrache de vieilles racines… etc.
A ce prix, la terrasse Saint-Charlemagne pourra devenir un vrai jardin, mais il y a encore fort à faire !

2 – Comme vous avez pu le constater, la passerelle est actuellement « brute de décoffrage » – c’est bien le cas de le dire ! – et cette dalle de béton, si elle est bien solide et permet d’accéder au Mesnil-Marie – jure néanmoins un peu dans le paysage.
A ce point de vue esthétique (qui n’est pas sans importance, même s’il est secondaire par rapport à la fonctionnalité première), s’ajoute le fait qu’il faut encore mettre en place, sur chaque bord, une sorte de garde-corps.
Néanmoins, après discussion avec un représentant de la Police de l’eau, il ne nous est pas permis de fixer une rembarde haute (comme ce que l’on trouve sur les balcons), afin de ne pas placer un obstacle sur le passage de l’eau en cas de crue très importante.
La photographie ci-dessous vous montrera, grossièrement exquissé, ce que j’envisage donc, avec l’aval de la Police de l’eau : de chaque côté de la passerelle 3 morceaux de poutre (un à chaque extrémité et un au milieu) d’une hauteur de 60 cm environ, reliés entre eux par une grosse chaîne métallique. Le béton des faces latérales extérieures de la passerelle, entre les morceaux de poutre qui y seraient fixés, serait aussi recouvert de bois.
Mais pour ce travail, je n’ai pas encore de devis : la priorité des priorités étant de régler en totalité la facture de l’entrepreneur.

J’espère que ces (longues) explications ont répondu à votre (juste et saine) curiosité.
Et en vous redisant notre profonde gratitude, je vous assure de nos prières reconnaissantes à toutes vos intentions…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

La passerelle avec l'esquisse du garde-corps projeté

La passerelle avec l’esquisse du garde-corps projeté

Et pour nous permettre de payer ce qui reste encore de la facture de l’entrepreneur et d’achever les travaux > ici

3 commentaires pour “Au Mesnil-Marie, après les dégâts causés par le ruisseau (6 ème – et dernière – partie) :

  1. Iolire

    Ces travaux – tout le monde l’aura compris – étaient plus que nécessaires pour accéder au Mesnil-Marie d’une part et sécuriser surtout le terrain sans détériorer l’aspect général, bien sûr ! Félicitations à l’entrepreneur pour son « art » et aussi son « cadeau » !

    Il nous faut donc (re)commencer et continuer l’opération « 500 x 10 ».

    Permettez-moi juste une remarque : des enfants – de tout âge – viennent au Mesnil-Marie; certes accompagnés de leurs parents (visite crèche p.e). La chaîne métallique serait – si j’ai bien compris – « mobile » de par sa configuration sur votre schéma … Les « accidents » n’arrivent pas qu’aux autres; même si l’association a une assurance spécifique. Ne serait-il pas possible de la remplacer par une « poutre » à la hauteur exigée par la Police des eaux ? A savoir les 60 cm de hauteur. Car si épisode cévenol aussi violent devrait se reproduire, la passerelle gênerait de toute manière (?) mais au moins la rambarde serait « fixe » et, je pense ne gênerait pas plus que la passerelle. On pourrait ainsi avoir une plus grande stabilité « manuelle  » pour traverser les 5 mètres ?

    Un gros travail vous attend encore …. sur le terrain (presque méconnaissable !!! 🙁 ). Nous vous souhaitons bon courage et prions La Très Sainte Providence pour que de « bonnes âmes » puissent venir donner un coup de main et/ou de …. pouce pour une nouvelle opération  » 500 x 10 « .

    Réponse :
    Eh bien justement, non, il n’est absolument pas question de mettre une quelconque « barre » transversale horizontale à 60 cm de hauteur et encore moins une poutre : seule la chaîne est tolérée par la Police de l’eau.
    La passerelle n’est pas un terrain de jeux : les enfants ne doivent l’emprunter que pour traverser, et sous la responsabilité de leurs parents.

    1. Iolire

      Merci de cet éclaircissement : j’avais mal compris en pensant qu’il ne fallait juste pas passer au-dessus des 60 cm pour une solution « fixe ».