Au Mesnil-Marie, après les dégâts causés par le ruisseau (5 ème partie) :

Le point sur la situation du Mesnil-Marie
après les dégâts causés par le violent épisode cévenol
de la nuit du 12 au 13 octobre 2014 :
état des lieux et projets en cours…

« Où en êtes-vous pour ce qui concerne le rétablissement de l’accès au Mesnil-Marie ? Votre passerelle est-elle reconstruite ? »
Ces questions nous sont posées de plus en plus souvent.
Voici quelques éléments de réponse.

Dans notre dernier compte-rendu (qui date de la mi-décembre > ici), nous vous rappelions qu’après la visite de l’expert, mandaté par les assurances, et l’envoi d’un devis établi selon les indications qui nous avaient été communiquées par lui, nous étions en attente d’une décision.
Décision qui s’est faite attendre jusqu’à la mi-février et s’est soldée par l’obtention d’un chèque d’indemnisation pour les dégâts causés sur le mur de soutènement de la terrasse Saint Charlemagne.
Nous sommes bien sûr reconnaissants pour cette aide, qui va permettre de mettre les travaux en route : aide qui n’est certes pas négligeable, mais qui sera absolument insuffisante

Pourquoi insuffisante ?
C’est très facile à comprendre : les assurances remboursent – partiellement (il y a une « clause de vétusté »… et ce grand mur de soutènement date du XVIIe ou XVIIIe siècle) – pour une « remise en l’état à l’identique ».
Or il est dorénavant impossible de remettre les lieux dans l’état où ils se trouvaient avant l’épisode cévenol de la nuit du 12 au 13 octobre, parce que, rappelons-le, à l’endroit précis où était posée notre passerrelle, le lit du ruisseau qui ne faisait que 1,50 m de largeur, mesure dorénavant presque 6 m (les intempéries de l’hiver ayant encore un peu grignoté la berge).
La passerelle elle-même n’est pas indemnisée.
L’indemnité attribuée par l’assurance correspond à 60% du coût de reconstruction de la partie du mur emportée par la crue : un mur en pierre conservant l’apparence des constructions anciennes, mais qu’il faudra ancrer dans le rocher par des scellements d’acier inoxydable et derrière le parement de pierre duquel il faudra couler du béton, pour une longueur d’une dizaine de mètres.

Le cliché suivant montre – en rouge – la part des travaux de reconstruction du mur partiellement prise en charge par l’indemnité des assurances.

3 mars 2015 : pour visualiser ce que l'indemnité de l'assurance permet de rebâtir...

3 mars 2015 : pour visualiser ce que l’indemnité de l’assurance permet de rebâtir…

Mais cet autre cliché permet de mieux comprendre le coût des travaux dont la part incombe totalement à l’association Refuge Notre-Dame de Compassion, puisque non pris en charge par l’assurance : compte-tenu de la modification physique du terrain, et pour empêcher un grignotage continu de la berge par le ruisseau, spécialement lors des prochains épisodes cévenols, nous sommes obligés de prolonger la reconstruction du mur sur une longueur totale d’environ 25 mètres, soit une quinzaine de mètres non pris en charge par les assurances (puisque toute cette partie-là était auparavant constituée d’un talus entièrement emporté par la crue).
Sur la photo ci-dessous vous retrouvez schématiquement :
– en rouge, la partie du mur dont les travaux de reconstruction sont indemnisés à 60% par les assurances,
– et, en jaune, la part du mur dont la construction – devenue indispensable – est entièrement à notre charge : cela se passe de commentaires…

Visualisation de l'ensemble du mur à construire

Visualisation de l’ensemble du mur à construire

Sans ce mur, la pose d’une nouvelle passerelle est impossible.
En outre, alors que précédemment une passerelle en bois, large de 80 cm au-dessus d’un ruisseau peu profond, était suffisante, désormais, pour franchir un espace de près de 6 m de long au-dessus d’un ravin d’ 1,5 m de profondeur, il nous faut envisager une passerelle soutenue par des poutrelles de béton armé, dont la largeur soit suffisante pour la sécurité de ceux qui l’emprunteront (il faudra compter 2 m de large) ; et le coût sera lui aussi entièrement à notre charge !!!

De plus, pour optimiser la venue des gros engins de chantier qui devront intervenir dans le lit du ruisseau afin de préparer les lieux à la construction de ce mur, il nous a semblé prudent et judicieux, pour prévenir les éventuels dégâts des futurs épisodes cévenols, de demander à l’entrepreneur le nettoyage du lit du ruisseau – envahi par des éboulements – et le relèvement de sa berge, dans la parcelle de terrain qui se trouve au-dessus (et qui appartient elle-aussi au Refuge Notre-Dame de Compassion).
C’est un travail que Frère Maximilien-Marie avait prévu depuis longtemps et qui aurait représenté pour lui environ deux mois de travaux à la pelle et à la pioche, tandis qu’il ne représente qu’une seule journée entière de travail de pelle mécanique : comme nous l’avons dit ci-dessus, la venue de cette dernière est l’occasion idéale pour mener à bien rapidement ce travail… C’est un coût supplémentaire, bien sûr (une journée de pelle mécanique = 400 euros), mais – il faut insister sur ce point – , c’est également un gain de temps et une sécurité pour l’avenir.
La photo suivante montre cette parcelle :
– le trait jaune indique approximativement toute la partie de la berge qui sera relevée pour redonner de la largeur au ruisseau,
– tandis que le trait bleu ciel indique jusqu’où est montée l’eau lors de la crue de la mi-octobre.

Prévision de l'intervention sur la parcelle en amont

Prévision de l’intervention sur la parcelle en amont

Vous le voyez, chers Amis, ce sont des travaux importants qui nous attendent et qui devraient pouvoir commencer tout de suite après Pâques, et ce sont donc des dépenses importantes auxquelles nous allons devoir faire face… et pour lesquelles nous sommes obligés de compter sur des dons.

La conclusion est claire : nous sollicitons dès à présent la générosité de nos amis et de nos bienfaiteurs, puisque ces frais importants que nous devons envisager, vont s’ajouter aux frais « ordinaires » de la vie du Refuge Notre-Dame de Compassion – lequel ne subsiste déjà que grâce aux dons suscités par la divine Providence – , qui ne pourra pas reprendre les activités spirituelles et culturelles organisées ici si ces travaux ne sont pas réalisés !

Nous encourageons aussi tous ceux qui ont pour nous quelque estime et affection spirituelle à faire suivre ce message à ceux de leurs contacts et amis qui pourraient être sensibles à notre appel.
Si nos généreux amis ne peuvent pas – ce que nous comprenons bien – nous donner de grosses sommes, ils peuvent toutefois tous parler de nos besoins à leur entourage et peut-être ainsi trouver 5, 10, ou 20 personnes qui donneront de petites sommes : supposons, en effet, que chacun de nos amis ou sympathiques lecteurs se débrouille pour parler des besoins du Refuge Notre-Dame de Compassion à dix ou vingt de ses amis, et que ceux-ci donnent chacun 5, 10, 15 ou même 20 euros… En procédant de la sorte, nous pourrions facilement arriver à mille donateurs : or mille donateurs qui donnent chacun 10 euros, permettent d’arriver à une somme de 10 000 euros, et la totalité de la part qui nous incombe du coût de ces gros travaux serait couverte.

Nous laissons à la divine Providence – qui se sert des bonnes dispositions du coeur de chacun – le soin de la diffusion de cet appel !

Et pour répondre à cet appel > ici

Merci crayon