Au Mesnil-Marie, après les dégâts causés par le ruisseau (2 ème partie) :

Deuxième compte-rendu sur la situation du Mesnil-Marie
après les dégâts causés par le violent épisode cévenol
de la nuit du 12 au 13 octobre 2014 :

A – Le 29 octobre dernier (> ici), nous vous expliquions que Frère Maximilien-Marie avait contacté le Conseiller Général de notre canton au sujet de l’écroulement du mur de soutien du terrain du poulailler – riverain du ruisseau – , causé par l’effondrement des blocs d’enrochement disposés lors des travaux de la route départementale.
Sa promesse de nous adresser les responsables des services de l’équipement et des routes n’a pas été vaine : nous avons reçu leur visite ce vendredi 7 novembre dans la matinée. Nous avons pu leur montrer sur place ce qu’il en était, et nous devrions les revoir dans les prochains jours avec un membre de l’équipe municipale.
Si tout se passe tel qu’ils nous l’ont assuré ce vendredi, leurs services devraient venir remplacer notre mur écroulé et emporté par le ruisseau en furie en mettant en place un enrochement sur toute la longueur de notre parcelle…
Affaire à suivre donc.

Le mur... ou plutôt l'absence de mur de soutènement du terrain du poulailler après les intempéries des 12 et 13 octobre

Le mur… ou plutôt l’absence de mur de soutènement du terrain du poulailler après les intempéries des 12 et 13 octobre

et la même photo avec des explications :

le mur du poulailler ou du moins son emplacement... - avec commentaires

B – Nous vous disions aussi que la municipalité de Saint-Martial avait déposé une demande de classement en catastrophe naturelle : après avoir été validée par la Préfecture de l’Ardèche, cette demande a été transmise au Ministère de l’Intérieur et nous avons appris, ce vendredi 7 novembre, par la publication du Journal Officiel N° 0258 texte N°49, qu’un arrêté ministériel daté du 4 novembre reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour la commune de Saint-Martial en ce qui concerne les inondations et coulées de boue du 12 au 14 octobre 2014.
Nous avons donc pu aussitôt en informer notre compagnie d’assurances qui doit mandater la visite d’un expert : ce qui sera pris en considération est la destruction de l’accès au Refuge Notre-Dame de Compassion
Là aussi, affaire à suivre.

C – Les 3 et 4 novembre, nous avons essuyé un nouvel « épisode cévenol » d’une intensité remarquable (268 mm d’eau au m2 en 48 heures) : les pluies à nouveau très abondantes étaient accompagnées de violentes rafales de vent.
Avec l’aide d’un ami, pour anticiper, nous avions protégé du mieux que nous le pouvions la « blessure » faite dans le gros mur de soutènement de la « terrasse Saint Charlemagne », afin qu’une nouvelle montée des eaux n’entraîne pas un nouvel effondrement. Nous avions donc accumulé au pied de ce reste de mur le plus possible de grosses pierres qui feraient en quelque sorte tampon aux assauts d’une nouvelle crue.
Voici une autre photo pour vous permettre de le visualiser :

Effondrement du mur de soutènement de la terrasse Saint Charlemagne - avec explications

La nouvelle montée des eaux du ruisseau consécutive à ces pluies abondantes s’est heurtée à cet amas protecteur et, pour l’instant, ce qui reste du mur de soutènement de la « terrasse Saint Charlemagne » n’a pas été davantage grignoté : Deo gratias !

La photo précédente était prise en surplomb, en voici une seconde du même lieu prise depuis le lit du ruisseau :

Mur de soutènement de la "terrasse Saint Charlemagne" vu depuis le lit du ruisseau

Mur de soutènement de la « terrasse Saint Charlemagne » vu depuis le lit du ruisseau

Le nouveau gonflement des eaux du ruisseau au début de cette semaine nous faisait craindre un effondrement de la berge, très fragilisé : s’il y a effectivement eu un peu de « grignotage » du terrain il n’a pas eu les proportions que nous redoutions.
En revanche, dans tout le lit du ruisseau désormais, c’est la roche-mère qui est mise à nu.

Les clichés suivant, montrant d’un côté la souche d’un grand frêne que nous avions fait abattre il y a 4 ans et dont la taille avait dissuadé tous les hommes de métier de procéder à l’extraction, et de l’autre côté la terrasse maçonnée qui borde le terrain de notre voisine sont particulièrement significatifs. Voici d’abord une photo sans commentaire :

Souche du frêne et terrasse

Et maintenant le même cliché avec quelques explications :
– vous verrez en particulier, en bleu, l’indication du lit originel du ruisseau, entre la souche et la base de la terrasse de notre voisine…
– l’eau a creusé sous la terrasse de notre voisine, qui est maintenant une « terrasse suspendue » !
– le nouveau lit du ruisseau est tout entier en-dessous de la souche du frêne, qui est elle aussi « suspendue » et ne tient plus dans notre berge que par trois ou quatre grosses racines…

Souche du frêne et terrasse - avec commentaires

Par ailleurs, l’armature de la crèche lumineuse (nous l’avions présentée ici > crèche lumineuse) que nous installons au moment des fêtes de la Nativité, armature en bois qui figure une silhouette de maisonnette et qui était pourtant solidement fixée sur la « terrasse Saint Constantin », a été littéralement emportée par une rafale de vent, dans la nuit du 3 au 4 novembre, et a atteri en contrebas de cette terrasse, non sans dommages…

à suivre…