Au Mesnil-Marie, après les dégâts causés par le ruisseau (1ère partie) :

Premier compte-rendu sur la situation du Mesnil-Marie
après les dégâts causés par le violent épisode cévenol
de la nuit du 12 au 13 octobre 2014 :

Après vous avoir présenté les dégâts causés par les intempéries exceptionnelles des 12 et 13 octobre derniers (cf. > ici), vous êtes nombreux à nous avoir exprimé votre amicale sollicitude, vos encouragements, et quelques uns d’entre vous ont aussi tenu sans retard à nous adresser leurs oboles, afin de nous aider dans les travaux qu’il faudra entreprendre pour rétablir un accès un peu moins acrobatique que l’escalade du rocher (cf. > ici) : un très grand merci à ceux qui nous ont déjà spontanément et généreusement fait parvenir leur offrande !

Pour l’instant, nous devons nous contenter de rassembler  les sommes qui nous sont adressées et d’économiser car, le jour où nous pourrons entreprendre des travaux, il faudra nécessairement – au moins pour une partie – faire appel à des professionnels et à du matériel coûteux…
Comme nous l’a dit avec beaucoup d’esprit un ami en nous remettant une enveloppe et en faisant allusion à l’origine des dégâts : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

* * *

Nous entamons ici un véritable feuilleton, qui peut nous réserver bien des surprises, en raison de rebondissements imprévus, et qui risque de durer pendant des mois…
Voici donc quelques premières nouvelles dix-huit jours après les évènements :

A – Frère Maximilien-Marie a contacté le Conseiller général de notre canton pour l’informer de l’écroulement du mur de soutènement du terrain sur lequel se trouve le poulailler, en-dessous de la route départementale, puisque cet écroulement a été causé par les blocs d’enrochement disposés lors des travaux d’élargissement de la route commandités par le Conseil Général de l’Ardèche : Monsieur le Conseiller général nous a répondu qu’il faisait le point avec les services du département et qu’il nous tiendrait informé…
Nous espérons qu’il ne s’agit pas là d’une promesse de gascon !

B – Quant à la question du rétablissement de l’accès au Mesnil-Marie par une passerelle, actuellement nous étudions toutes les solutions, en nous efforçant d’envisager avec minutie et attention tout ce qu’elles peuvent comporter d’avantages et d’inconvénients.
Or il apparaît d’ores et déjà :
1) que la berge du ruisseau est maintenant des plus fragiles ;
2) qu’elle risque d’être encore largement « grignotée » en cas de nouvelles pluies un peu soutenues, même si elles n’atteignent pas l’intensité et la force de celles du 12 octobre ;
3) qu’un simple enrochement, réalisé par l’apport de gros blocs rocheux simplement posés sur la roche-mère désormais mise à nu, n’offre pas des garanties de stabilité suffisante pour l’avenir (or cette seule « simple » opération – aux dires d’un entrepreneur de travaux publics – atteindrait un coût de 6 à 7 000 euros !) ;
4) qu’il faut probablement envisager un ancrage solide dans la roche-mère, au moyen de scellements, pour tout ouvrage de stabilisation de la berge ou de reconstruction, quelque forme qu’il prenne ;
5) que ce n’est que lorsque la berge aura vraiment été stabilisée qu’on pourra envisager d’y appuyer une nouvelle passerelle ;
6) que la nouvelle passerelle devra consister en un tablier de presque 8 mètres de long, et qu’il faudra donc peut-être envisager un étayage en son milieu (ce qui pose d’autres problèmes en cas de nouvelle crue) ;
7) que les moyens techniques qu’il faudra mettre en oeuvre seront importants et qu’on ne pourra se contenter des bras de quelques bénévoles seulement outillés de pioches, pelles et brouettes…

C – Beaucoup nous ont demandé si l’assurance qui couvre le Mesnil-Marie n’allait pas prendre en charge ces travaux.
Renseignements pris :
si la municipalité de Saint-Martial obtient un arrêté de classement en « catastrophe naturelle » pour le territoire de l’ensemble de la commune, nous obtiendrons peut-être quelque chose de l’assurance pour le remplacement de la passerelle…
– mais nous ne pouvons rien en attendre pour ce qui concerne les travaux liés aux dégâts affectant le terrain lui-même.

D – Pour clore ce premier épisode voici un cliché du ruisseau pris ce mercredi 29 octobre :

Etat du ruisseau le 29 octobre 2014, à l'emplacement où se trouvait la passerelle d'accès au Mesnil-Marie

Etat du ruisseau le 29 octobre 2014, à l’emplacement où se trouvait la passerelle d’accès au Mesnil-Marie

Comme vous pouvez le constater, nous avons mis des piquets avec de la rubalise blanche et rouge afin de signaler aux curieux qu’il est imprudent de s’approcher trop près du bord.
Au pied de ce talus, on voit de la terre et des cailloux que nous avons dû faire tomber nous-mêmes ces derniers jours pour éviter quelque accident : tout ceci tenait à peine et il nous a semblé préférable d’en contrôler l’éboulement…
A l’extrémité gauche de la photo, la hauteur du ravin dépasse 1,60 mètre.
A l’endroit exact où se trouvait naguère la passerelle, la distance entre les deux rives est maintenant un peu supérieure à 5 mètres.

Voici la même photo avec quelques indications graphiques en surimpression :
– l’endroit exact où se trouvait la passerelle est figuré par le trait rouge :
– en arrière de ce trait rouge, la « tache » bleu, indique l’endroit où était placé le bloc rocheux qui est maintenant dans le lit du ruisseau ;
– en vert fluo, est tracé l’endroit où se situaient les berges sur lesquelles s’appuyait la passerelle.

Où se trouvait la passerelle (état du 29 octobre 2014) - Copie commentée 1

à suivre…