Appel à l’aide…

Main tendue

Chers Amis,

autrefois, les religieux dits « mendiants » (c’est-à-dire dont la subsistance ne dépend pas de revenus de capitaux ni de l’exploitation de propriétés, mais essentiellement des aumônes qui leurs sont librement données par la générosité des fidèles), allaient de porte en porte, quêtant de la nourriture ou des subsides qui les aideraient à vivre.
La figure du « frère quêteur » a pratiquement disparu du paysage religieux français, d’abord parce qu’il y a de moins en moins de religieux – hélas ! – mais aussi parce que beaucoup d’anciennes congrégations ont modifié leurs modes de vie et ne sont plus à proprement parler « mendiantes ».
Il n’en est pas ainsi du Refuge Notre-Dame de Compassion, qui, même s’il n’est pas (du moins pas encore) à proprement parler une « congrégation » n’en est pas moins une oeuvre religieuse authentique, qui s’efforce de vivre au mieux l’idéal évangélique de la contemplation et de l’apostolat en s’enracinant dans de très solides traditions – vous le savez – , mais qui ne reçoit aucune subvention, et qui n’est pas non plus soutenu financièrement par un diocèse, une abbaye ou le Vatican…

Permettez-moi alors, aujourd’hui, de me présenter à vous en « frère quêteur » et de frapper à votre porte comme un mendiant, par le moyen de ce courrier électronique.

Ma vie quotidienne dépend essentiellement de dons spontanés et d’aumônes qui me sont attribués à titre personnel et me permettent de subvenir aux besoins de la vie ordinaire, de payer les médicaments non pris en charge par l’assurance (nota : j’ai un suivi médical mensuel et un traitement permanent spécialement depuis qu’il y a un an j’ai eu un petit accident vasculaire cérébral dû à des problèmes hépatiques un peu compliqués : un traitement assez efficace a pu être mis en place mais tous les éléments qui le composent ne sont pas remboursés par l’assurance maladie), de payer le bois de chauffage (et ici le poêle fonctionne la moitié de l’année), et enfin – c’est la partie la plus lourde du budget mensuel – d’assurer les frais de carburants.
Les autres dépenses – c’est-à-dire l’assurance de l’automobile, les factures de téléphone/internet, les factures d’électricité, l’assurance de la maison, les impôts locaux (qui vont subir cette année une hausse importante) et, lorsque c’est possible, la continuation des travaux du Mesnil-Marie – sont assurées par l’association Refuge Notre-Dame de Compassion, propriétaire des lieux et titulaire des lignes. Ce sont des frais finalement assez lourds…

Aujourd’hui, après avoir réglé la dernière facture d’électricité de l’hiver, après avoir réglé la facture des travaux de modification de l’installation du poêle – au sujet desquels je vous avais sollicités et qui ont d’ailleurs permis une très appréciable économie de bois cet hiver – , après avoir réglé une facture importante du garagiste (révision, entretien et contrôles après une collision avec un chevreuil, et remplacement des pneus), je ne suis pas en mesure de faire face aux dépenses qui s’annoncent de manière imminente, spécialement le paiement de l’assurance du Mesnil-Marie, dont l’échéance est en juin…
En outre, une réparation électrique pour laquelle je n’ai aucune compétence impose de faire appel à un électricien (plus de lumière dans les lampes d’une partie de la maison depuis la mi-décembre : je m’y déplace avec une torche électrique) ; il faudrait aussi finaliser un travail de plomberie, profiter de la belle saison pour procéder au remplacement d’une fenêtre (l’unique fenêtre qui n’a pas de double vitrage isolant mais qui, parce qu’elle fermait à peu près convenablement n’avait pas été changée lors des travaux sur les huisseries au moment de mon arrivée, et qui – en définitive – s’avère responsable d’une déperdition de chaleur dans le bureau), et que je puisse aussi acheter quelques sacs de ciment ou de chaux pour des travaux que je prévois de réaliser moi-même cet été…
Et je ne parle pas des travaux de la crypte Sainte Philomène qui sont à l’arrêt depuis plus de trois ans.

Voilà pourquoi, et bien que sachant que la cherté de la vie et la pression fiscale vous atteignent tous, je me résous aujourd’hui encore à vous tendre la main, afin que le Refuge Notre-Dame de Compassion puisse continuer à vivre, à rayonner et – s’il est possible – à se développer !

Vos dons, même de quelques euros, ajoutés les uns aux autres seront tous précieux : cent personnes qui donnent chacune 10 € ne totalisent-elles pas une somme de 1000 € ?
Peut-être, si vous appréciez notre très modeste oeuvre et désirez l’encourager, pouvez-vous aussi répercuter cet appel auprès de vos proches, dans votre entourage : une personne qui ne pourrait donner que 5 € mais en récolterait 5 autres, puis encore 5 autres chez tel ou tel de ses amis qui, même s’ils ne nous connaîssent pas directement, seraient sensibles à notre nécessité, pourrait être d’une grande « efficacité » !
Il existe sur ce site même un moyen de nous verser directement une offrande via Paypal (cf. > pour nous aider, néanmoins il faut savoir que Paypal prélève un petit pourcentage sur la transaction).
Les chèques bancaires doivent, eux, être impérativement libellés à l’ordre du Refuge Notre-Dame de Compassion (et non à l’ordre de frère Maximilien-Marie).

Qu’à tous ceux qui entendront cet appel et qui, pour l’amour de Dieu et de Notre-Dame de Compassion, pourront y répondre selon leurs moyens, Notre-Seigneur accorde en retour d’abondantes grâces et bénédiction, c’est là mon humble mais fervente prière…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Merci crayon